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« Sérologies » : différence entre les versions

De Microguide.ca
Création de la fiche Sérologies (brouillon rédigé par Claude, à relire)
 
m Encadrés convertis en {{Encadré}} (même rendu ; mises en garde et perles cliniques identifiées)
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{{Encadré|1='''Une sérologie ne mesure pas le microbe : elle mesure la réponse du patient au microbe.''' Elle parle donc du passé immunologique autant que du présent.}}
'''Une sérologie ne mesure pas le microbe : elle mesure la réponse du patient au microbe.''' Elle parle donc du passé immunologique autant que du présent.
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=== '''<big>Principe</big>''' ===
=== '''<big>Principe</big>''' ===
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=== '''<big>La fenêtre sérologique</big>''' ===
=== '''<big>La fenêtre sérologique</big>''' ===


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{{Encadré|1='''Une sérologie négative faite trop tôt n'exclut pas l'infection.'''}}
'''Une sérologie négative faite trop tôt n'exclut pas l'infection.'''
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* C'est la période entre la contamination et l'apparition d'anticorps détectables : le patient est '''infecté mais séronégatif'''.
* C'est la période entre la contamination et l'apparition d'anticorps détectables : le patient est '''infecté mais séronégatif'''.
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=== '''<big>Ce qu'une sérologie ne dit pas</big>''' ===
=== '''<big>Ce qu'une sérologie ne dit pas</big>''' ===


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{{Encadré|1='''Une sérologie ne fait pas le diagnostic d'une infection bactérienne aiguë courante.''' Pneumonie, cellulite, infection urinaire, bactériémie : c'est la '''culture''' qui tranche, pas la sérologie.}}
'''Une sérologie ne fait pas le diagnostic d'une infection bactérienne aiguë courante.''' Pneumonie, cellulite, infection urinaire, bactériémie : c'est la '''culture''' qui tranche, pas la sérologie.
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* Elle ne donne '''aucun antibiogramme''' et ne permet aucun ajustement de spectre.
* Elle ne donne '''aucun antibiogramme''' et ne permet aucun ajustement de spectre.

Version du 29 octobre 2026 à 13:48

Une sérologie ne mesure pas le microbe : elle mesure la réponse du patient au microbe. Elle parle donc du passé immunologique autant que du présent.

Principe

  • La sérologie recherche, dans le sérum du patient, les anticorps dirigés contre un agent infectieux (parfois, à l'inverse, un antigène de cet agent, comme l'AgHBs ou l'antigène p24 du VIH).
  • IgM : apparaissent les premières, sont transitoires. Elles suggèrent une infection récente, mais elles sont aussi la source principale de faux positifs.
  • IgG : apparaissent plus tard et persistent, souvent à vie. Des IgG positives isolées signifient une exposition antérieure — infection ancienne, infection guérie, ou vaccination — et non une infection active.

Séroconversion et sérums pairés

  • Séroconversion = passage d'une sérologie négative à positive entre deux prélèvements. C'est l'argument le plus solide d'une infection récente.
  • Sérums pairés : un sérum en phase aiguë et un sérum en phase de convalescence, prélevés à quelques semaines d'intervalle et testés dans la même série. Une augmentation significative du titre entre les deux appuie le diagnostic.
  • Conséquence pratique : c'est souvent un diagnostic rétrospectif. Il ne guide pas la prise en charge de la nuit.

La fenêtre sérologique

Une sérologie négative faite trop tôt n'exclut pas l'infection.

  • C'est la période entre la contamination et l'apparition d'anticorps détectables : le patient est infecté mais séronégatif.
  • Elle est particulièrement pertinente pour le VIH, les hépatites virales, la syphilis et la maladie de Lyme.
  • Sa durée varie selon le pathogène et selon la génération de trousse utilisée. Pour le dépistage des ITSS, les délais de reprise et les algorithmes à suivre au Québec sont ceux de l'INESSS (guides sur les ITSS) : s'y référer plutôt que de se fier à une durée retenue de mémoire.
  • En cas de doute, le laboratoire ou le microbiologiste de garde peut préciser le test utilisé et le délai de reprise.

Faux positifs et faux négatifs

Faux positifs

  • Réactions croisées entre agents apparentés
  • Maladies auto-immunes, facteur rhumatoïde (surtout pour les IgM), gammapathies
  • Grossesse, infection virale aiguë concomitante (réactivation polyclonale)
  • Vaccination antérieure, interprétée à tort comme une infection
  • IgG maternelles transmises chez le nouveau-né, qui persistent plusieurs mois

Faux négatifs

  • Prélèvement fait pendant la fenêtre sérologique
  • Immunosuppression : réponse humorale diminuée ou absente (greffé, agammaglobulinémie, rituximab, VIH avancé)
  • Traitement précoce ayant écourté la stimulation antigénique

Ce qu'une sérologie ne dit pas

Une sérologie ne fait pas le diagnostic d'une infection bactérienne aiguë courante. Pneumonie, cellulite, infection urinaire, bactériémie : c'est la culture qui tranche, pas la sérologie.

  • Elle ne donne aucun antibiogramme et ne permet aucun ajustement de spectre.
  • Des IgG positives ne prouvent pas que le symptôme actuel est causé par cet agent.
  • Elle ne distingue pas toujours infection active, infection guérie et vaccination — d'où l'importance de l'algorithme complet (test de dépistage, puis test de confirmation) plutôt que d'un résultat isolé.

Quand la sérologie est réellement utile

  • Agents difficiles ou impossibles à cultiver de routine : syphilis, maladie de Lyme, Bartonella, Coxiella burnetii, Brucella
  • Virus : VIH, hépatites A, B et C, EBV, CMV, rougeole, rubéole, varicelle
  • Statut immunitaire : preuve d'immunité avant une greffe, une grossesse, une immunosuppression ou une vaccination
  • Diagnostic rétrospectif d'une infection déjà résolue

Voir aussi : Tests moléculaires (PCR et TAAN) · Hémocultures · Tests de laboratoires