« Pseudomonas aeruginosa » : différence entre les versions
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'''Causes classiquement des infections pulmonaires (Chez MPOC, FKP ou nosocomiales).''' | |||
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Vit naturellement dans les milieux aquatiques, surtout l'eau chaude et stagnante (spas, bains tourbillons, éviers hospitaliers, humidificateurs). | Vit naturellement dans les milieux aquatiques, surtout l'eau chaude et stagnante (spas, bains tourbillons, éviers hospitaliers, humidificateurs). | ||
Version du 20 juin 2026 à 20:25
Infections principales
Causes classiquement des infections pulmonaires (Chez MPOC, FKP ou nosocomiales).
Infections pulmonaires
- Pneumonie (surtout nosocomiale, souvent sous ventilation mécanique)
- Surinfection sur MPOC ou bronchiectasies (FKP)
- Abcès pulmonaire ou empyème
Infections des tissus mous
- Ecthyma gangrenosum (lésion cutanée nécrotique caractéristique, classiquement chez les immunosupprimés en contexte de bactériémie à Pseudomonas)
- Infections de plaie (pied diabétique, grands brûlés, plaies chirurgicales)
- Folliculite du spa (folliculite après exposition à un spa ou bain tourbillon mal entretenu)
Infections urinaires
- Cystite (souvent associée à une sonde vésicale ou une instrumentation urologique)
- Pyélonéphrite aiguë (PNA)
Infections ORL et ophtalmologiques
- Otite externe maligne (otite externe nécrosante — classiquement chez le diabétique âgé, pouvant s'étendre à la base du crâne)
- Kératite (surtout chez les porteurs de lentilles cornéennes)
Infections endovasculaires
- Bactériémie/sepsis (surtout chez les neutropéniques, les immunosupprimés et les patients en soins intensifs)
- Endocardite (rare, surtout chez les utilisateurs de drogues injectables)
Infections ostéoarticulaires
- Ostéomyélite (notamment ostéomyélite du pied diabétique, ou vertébrale après instrumentation)
- Arthrite septique (Classiquement chez les utilisateurs de drogues injectables)
Épidémiologie
Causes classiquement des infections pulmonaires (Chez MPOC, FKP ou nosocomiales).
Vit naturellement dans les milieux aquatiques, surtout l'eau chaude et stagnante (spas, bains tourbillons, éviers hospitaliers, humidificateurs).
Colonisant pathogène :
- Peau (surtout les zones humides : aisselles, périnée)
- Voies respiratoires supérieures (nasopharynx)
- Tractus digestif
Populations à risque
- Patients atteints de FKP ou bronchiectasies
- Grands brûlés
- Neutropéniques (chimiothérapie, hémopathies malignes)
- Patients sous ventilation mécanique (pneumonie associée aux soins)
- Porteurs de sonde vésicale ou de cathéter veineux central
- Diabétiques (otite externe maligne, pied diabétique)
- Immunosupprimés (greffés, sous corticothérapie prolongée)
Pathogène nosocomial majeur — P. aeruginosa est l'un des principaux agents d'infections associées aux soins de santé, particulièrement redouté en raison de ses nombreux mécanismes de résistance.
Taux de sensibilité au CHU de Québec
(Insérer ici l'antibiogramme local)
Mécanismes de résistance
P. aeruginosa est particulièrement redouté pour sa capacité à combiner plusieurs mécanismes de résistance simultanément, pouvant aboutir à des souches multirésistantes (MDR) ou pan-résistantes (XDR).
Résistance intrinsèque
- Faible perméabilité de la membrane externe (peu de porines) — réduit la pénétration des antibiotiques
- Pompes à efflux actives (MexAB-OprM, MexCD-OprJ, MexEF-OprN, MexXY) — expulsent activement les antibiotiques hors de la bactérie
- AmpC chromosomique inductible (bêta-lactamase naturelle) — peut être surexprimée sous traitement
Résistances acquises
- Bêta-lactamases à spectre étendu (ESBL) acquises
- Carbapénémases (KPC, métallo-bêta-lactamases/NDM, OXA-48) — résistance aux carbapénèmes
- Perte de la porine OprD → résistance spécifique à l'imipénem
- Mutations des cibles (ADN gyrase, topoisomérase IV) → résistance aux fluoroquinolones
Résistance adaptative
- P. aeruginosa peut développer des résistances supplémentaires sous traitement, par sélection de mutants — raison pour laquelle la monothérapie dans les infections graves est évitée, et la réévaluation de l'antibiogramme en cours de traitement est essentielle.
Se référer à la section sur les résistances aux antibiotiques pour plus de détails.
Traitements généralement efficaces
(Voir tableau de couverture ci-dessous)
La ciprofloxacine est le seul antibiotique anti-Pseudomonas disponible per os, grâce à sa biodisponibilité orale excellente (~70-80 %). Toutes les autres options nécessitent une administration IV.
Infections pulmonaires
- Pneumonie
- Surinfections MPOC ou bronchiectasie
- Abcès ou empyème
Infections des tissus mous
- Ecthyma gangrenosum (Classiquement chez les immunossuprimés)
- Infections de plaie (Classiquement le pied diabétique)
- Folliculite du spa (Folliculite après avoir été dans un spa mal entretenue)
Infection urinaire
- Cystite
- PNA
Microscope
Épidémiologie
Colonisant pathogène
- Peau (surtout les zones humides)
- Voies respiratoires supérieures (nasopharynx)
- Tractus digestif
Vit naturellement dans les eaux, surtout chaude (P.e Spa).
Taux de sensibilité au CHU de Québec
Mécanismes de résistance
Le Pseudomonas a plusieurs mécanismes de résistances possibles (ESBL, porines, carbapénémases).